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Le
présent de situation Quand
on est en train de faire une action
ou quand elle est en train de se produire
à l'instant, on utilise le présent
de situation, il est similaire au présent
progressif en Anglais. En Breton, il
se marque par l'emploi du verbe "bezañ"
à la forme de situation (vue
dans la leçon 6) ainsi que de
la particule verbale "o" qui
entraîne une mutation mixte. En
Breton il est possible de commencer
ses phrases par l'élément
sur lequel on veut insister, ainsi on
peut avoir plusieurs formulation pour
une même phrase, voici ce qu'on
peut avoir avec le présent de
situation:
- Commencer par
l'action: O
pourmen
war
an aod
emaon. -
Commencer par le verbe "bezañ":
Emaon
o
pourmen
war
an aod. -
Commencer par le complément:
War
an aod
emaon
o
pourmen.
On
peut aussi commencer par le sujet pour
insister dessus, dans ce cas, on aura
pas le verbe "bezañ"
au présent progressif mais la
forme "zo":
- Commencer
par le sujet: Me zo o
pourmen
war an aod.
Notenn:
devant une voyelle, la particule "o"
devient "oc'h".
Une
chose importante à noter aussi
est que dans certaines régions,
on n'emploi pas cette particule mais
la particule "é(n)"
(souvent prononcé /i/),
cet emploi est identique au Gallois
qui lui emploi la particule "yn".
Par exemple, avec cette particule, on
aurait: "Emaon é
pourmen war an aod". Cette
façon de faire est reconnue et
acceptée en Peurunvan, vous pouvez
donc l'utiliser sans soucis.
A
la forme interrogative, on retrouve
cette même souplesse, cependant,
le mot interrogatif sera toujours en
début de phrase (ou presque),
voici des exemples reprennant la phrase
ci-dessus comme modèle:
-
Questionner sur l'action: Oc'h
ober petra
emaout? »
Dans ce cas on peut aussi avoir: Petra
emaout
oc'h
ober? -
Questionner sur le lieu: Pelec'h
emaout
o
pourmen? -
Questionner sur le sujet: Piv
zo
o
pourmen
war
an aod?
Pour
ce qui est de la forme négative,
les choses sont beaucoup moins diverses,
on doit commencer par le verbe à
la forme négative suivi de l'action
puis du reste de la phrase:
-
Forme négative courrante:
N'emaon
ket
o
pourmen
war
an aod.
Cependant,
il peut exister une autre forme, assez
idiomatique, commence par le verbe progressif
et qui met la négation à
la fin de la phrase avec le verbe "ober"
(faire) à la forme progressive,
cette façon de faire donne une
idée d'insistance sur le fait
qu'on ne fait pas cette action:
-
Forme négative intensifiée:
O
pourmen
war
an aod
n'emaon
ket
oc'h
ober!
Le
superlatif Le
superlatif se fait simplement en ajoutant
la terminaison "-añ"
à l'adjectif en question, par
exemple: "ar paotr-mañ
zo an hani brasañ"
(ce garçon est le plus
grand).
Attention,
pour les adjectifs qui se finissent
par "zh", ce "zh"
devient "sh" et est
prononcé comme un /s/ et non
comme un /ch/: "an hani koshañ"
(le plus vieux).
Le comparatif de superiorité Pour
ce qui est du comparatif de superiorité,
il suffit d'ajouter la terminaison "-oc'h"
à l'adjectif. Pour ce qui est
du "que" comparatif,
il se traduit selon les régions,
soit par "evit" soit
par "eget", ainsi on
aura: "Yannig zo brasoc'h
evit
Gweven" (Yannig est plus
grand que
Gweven).
Comme pour le superlatif,
le "zh" deviendra "sh":
"Yannig zo koshoc'h
evit
Gweven".
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