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Yannig: Sa! Gweven!
Gweven: Oh, Yannig! Petra emaout oc'h ober amañ?
Yannig: Oc'h ober prenadennoù emaon, traoù marc'had-mat zo amañ!
Gweven: Traoù zo e-laez, gwir eo, n'eo ket kaer mes n'eo ket gwall vrav!
Yannig: Pertioul emaout o lâr amañ?!! Marc'had ar Gelveneg zo an hani brasañ ba'r vro!
Gweven: Marteze mes hani Pont 'n Abad zo dedennusoc'h memestra!
Yannig: Fougaser 'ta!
Gweven: Bigouter on, ma'r plij! N'eo ket memes tra!
Yannig: Ya, eston!

 


Ober » faire
Sa!
» tiens!
Prenadennoù! » achats
marc'had-mat » bon marché
E-laez » en grande quantité
Gwir » vrai
Kaer » cher
Gwall
(+ adj) » très, guère
Pertioul » Que diable
Marc'had » marché

Hani » celui, le
Bro » pays
Marteze » peut-être
Dedennus » interessant
Memestra! » tout de même
Fougaser » crâneur
Bigouter » Bigouden
Memes tra » pareil
Eston! » tu parles!

 

 

Gwall + adjectif
En tant qu'adverbe, ce mot donne un sens péjoratif qui signifie "guère, très". Il entraîne une mutation adoucissante sur l'adjectif qui le suit, par exemple: "n'eo ket gwal
vrav!" signifie "ce n'est pas très beau".

 

Le présent de situation
Quand on est en train de faire une action ou quand elle est en train de se produire à l'instant, on utilise le présent de situation, il est similaire au présent progressif en Anglais. En Breton, il se marque par l'emploi du verbe "bezañ" à la forme de situation (vue dans la leçon 6) ainsi que de la particule verbale "
o" qui entraîne une mutation mixte. En Breton il est possible de commencer ses phrases par l'élément sur lequel on veut insister, ainsi on peut avoir plusieurs formulation pour une même phrase, voici ce qu'on peut avoir avec le présent de situation:

- Commencer par l'action:
O pourmen war an aod emaon.
- Commencer par le verbe "bezañ":
Emaon o pourmen war an aod.
- Commencer par le complément:
War an aod emaon o pourmen.

On peut aussi commencer par le sujet pour insister dessus, dans ce cas, on aura pas le verbe "bezañ" au présent progressif mais la forme "zo":

- Commencer par le sujet:
Me zo o pourmen war an aod.

Notenn: devant une voyelle, la particule "o" devient "oc'h".

Une chose importante à noter aussi est que dans certaines régions, on n'emploi pas cette particule mais la particule "
é(n)" (souvent prononcé /i/), cet emploi est identique au Gallois qui lui emploi la particule "yn". Par exemple, avec cette particule, on aurait: "Emaon é pourmen war an aod". Cette façon de faire est reconnue et acceptée en Peurunvan, vous pouvez donc l'utiliser sans soucis.

A la forme interrogative, on retrouve cette même souplesse, cependant, le mot interrogatif sera toujours en début de phrase (ou presque), voici des exemples reprennant la phrase ci-dessus comme modèle:

- Questionner sur l'action:
Oc'h ober petra emaout?
  » Dans ce cas on peut aussi avoir:
Petra emaout oc'h ober?
- Questionner sur le lieu:
Pelec'h emaout o pourmen?
- Questionner sur le sujet:
Piv zo o pourmen war an aod?

Pour ce qui est de la forme négative, les choses sont beaucoup moins diverses, on doit commencer par le verbe à la forme négative suivi de l'action puis du reste de la phrase:

- Forme négative courrante:
N'emaon ket o pourmen war an aod.

Cependant, il peut exister une autre forme, assez idiomatique, commence par le verbe progressif et qui met la négation à la fin de la phrase avec le verbe "ober" (faire) à la forme progressive, cette façon de faire donne une idée d'insistance sur le fait qu'on ne fait pas cette action:

- Forme négative intensifiée:
O pourmen war an aod n'emaon ket oc'h ober!

Le superlatif
Le superlatif se fait simplement en ajoutant la terminaison "-añ" à l'adjectif en question, par exemple: "ar paotr-mañ zo an hani bras
" (ce garçon est le plus grand).

Attention, pour les adjectifs qui se finissent par "zh", ce "zh" devient "sh" et est prononcé comme un /s/ et non comme un /ch/: "an hani ko
sh" (le plus vieux).

Le comparatif de superiorité
Pour ce qui est du comparatif de superiorité, il suffit d'ajouter la terminaison "-oc'h" à l'adjectif. Pour ce qui est du "que" comparatif, il se traduit selon les régions, soit par "evit" soit par "eget", ainsi on aura: "Yannig zo bras
oc'h evit Gweven" (Yannig est plus grand que Gweven).

Comme pour le superlatif, le "zh" deviendra "sh": "Yannig zo ko
shoc'h evit Gweven".

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